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Les oiseaux du littoral, les images : Grand gravelot et Bécasseau sanderling – Pierre AGHETTI

Les conditions de prise de vue

“Ce Grand gravelot a été pris en photo le 5 juin 2018 dans la baie de Somme au Crotoy. Ce jour là une grande variété de limicole fréquentait la baie à marée basse. Tandis que les huîtriers et les Pluviers se contentaient du front de mer pour se nourrir les Bécasseaux sanderling et variable se mêlaient aux Grands gravelots pour la recherche de nourriture dans les vasières. La Baie de Somme est un haut lieu de migration pour de nombreux oiseaux, la nourriture qu’elle offre à marrée basse est très importante pour ravitailler les voyageurs du ciel que l’on peut rencontrer par milliers en période de migration. Ultime halte migratoire avant les pays nordiques, les limicoles tel ce Grand gravelot en profites ainsi pour se « remplumer »avant le grand départ. C’est en étant allongé à même le sol que ce Grand gravelot à quitté le groupe de limicole pour venir à ma rencontre parmi les « geysers » des Coques. ”

Bécasseau sanderling
Ce Bécasseau sanderling à été pris en photo sur la plage de sable de Berck au moi d’Avril. Nicheur dans la toundra du Groenland du Svalbard et de la Sibérie, ce Limicole à pour habitude d’établir ses quartiers d’hiver en Europe de l’ouest fréquentant de préférence les grandes plages de sable de la frange atlantique et de la manche. Limicole peut craintif, le Bécasseau sanderling accepte plutôt bien la présence humaine mais une distance de sécurité est de mise pour ne pas déranger l’oiseau et l’approche “inversée” est la meilleur solution pour l’avoir à portée d’objectif. C’est tout un groupe de Bécasseaux sanderling qui a traversé entre la mer et le photographe, permettant ainsi la réalisation d’images à contre jour avec le soleil couchant. ”

L’auteur et l’exposition de Millesternes
“Guide nature au parc du Marquenterre, je suis passionné d’Ornithologie et de photographie animalière. C’est l’ornithologie qui m’a petit à petit amené à la photographie afin de partager et de remporter avec moi ces moments privilégiés avec la nature. Je tant à présenter les espèces sous des lumières et des ambiances caractéristiques afin de montrer le « beau » pour sensibiliser à notre environnement fragile et déjà bien impacté par nos activités. Pour moi la photographie animalière se doit d’être pratiquée avec un respect total de l’environnement dans lequel le photographe évolue et avec une éthique stricte vis-à-vis des espèces photographiées. Enfin la photographie animalière serai bien fade si je n’avais pas le temps de prospecter les milieux naturels, de comprendre comment le sujet utilise son espace vital, d’attendre en affût… pour moi toutes ces étapes sont autant importante que la rencontre finale avec le sujet convoité et contribuent à mon émerveillement vis à vis de cette vie sauvage. ”

Pierre AGHETTI

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